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Les pigeonniers



Généralités et lexique

Un colombier est un édifice destiné à loger les pigeons. Il s’est appelé fuie à partir du XIIIe siècle et pigeonnier (mot créé en 1549) au XIXe siècle.

Leur construction obéit à certaines règles

  •  Etre à l’abri des vents dominants avec ses ouvertures de préférence à l’Est et / ou au Sud munies d’un plan d’envol et pouvant être fermées pour empêcher les pigeons de sortir.
  • Portes d’accès hermétiques, murs lisses munis d’une corniche, bandeau de pierre en saillie à face inférieure profilée en larmier qui fait obstacle aux prédateurs et leur interdit l’accès aux ouvertures. Ces bandeaux ou « radière » ou « larmier » servent également de promenoir aux pigeons.
  •  L’intérieur du colombier, espace imparti aux pigeons, est divisé en un certain nombre de boulins, cavités pratiquées en rangées superposées et servant de nichoirs. Chaque boulin est le logement d’un couple de pigeons. Ces boulins peuvent être en pierre, brique ou torchis et bâtis à la construction du colombier ou installés ensuite comme c’est toujours le cas pour ceux en poterie (pots couchés, tuiles canal, diverses cases) et en osier tressé en forme de panier ou de nid. C’est le nombre de boulins qui indique la capacité du pigeonnier.

Historique

  • La présence de colombiers n’est pas attestée en France avant l’invasion romaine par César. L’élevage des pigeons était alors une passion à Rome. Au Moyen Age, la possession d’un colombier à pied ou fuie, construction uniquement réservée aux pigeons, avec des boulins sur toute la hauteur, est un apanage de la noblesse, un privilège du seigneur haut justicier. Nous en avons 7 sur le territoire de la comunauté de communes.
  • Pour les autres constructions, le droit de colombier variait suivant les provinces.Le pigeonnier devait devait être en proportion de l’importance de la propriété, et il était permis à tout propriétaire d’au moins 5 arpents (environ 2,5 hectares) de terres labourables, qu’il soit noble ou non, de posséder un pigeonnier pour une capacité ne devant pas dépasser suivant les cas 60 à 120 boulins.Il devait être placé en étage au-dessus d’une pièce basse ayant une autre fonction : poulailler, chenil, four à pain, cellier…ou au-dessus de piliers, d’arcades ou d’un porche. Soit un dessus d’annexe.
  • Une tolérance était accordée aux paysans pour un élevage modeste avec quelques trous en façade dans un mur, au dessus d’un porche…Les volières en bois étaient elles aussi autorisées, mais ne sont pas parvenues jusqu’à nous. A la Révolution, par décret du 4 août 1789, « le droit exclusif des fuies et colombiers est aboli. Les pigeons seront enfermés aux époques fixées par la communauté, et dans ce temps ils seront regardés comme gibier et chacun aura le droit de les tuer sur son terrain. « 

Les pigeonniers

Garde Epée à Saint Brice, colombier à pied construit fin XVIe.

Château Chesnel, colombier à pied daté de 1505.

Chez Chaussat, à Saint Laurent de Cognac, deux pigeonniers carrés dessus d’annexe à toit d’ardoises symétriques.

Pour en savoir plus sur les pigeonniers du pays de Cognac vous pouvez vous procurer la brochure« Circuit de pigeonniers en Pays du Cognac » réalisée en la collaboration avec l’Association Antenne Nature Loisirs Patrimoine, à l’Office de Tourisme de Cognac.